
Plusieurs pratiques revendiquent l’appellation "bâton français"...
Il y a la pratique héritée de Charlemont "l’art de la Boxe Française et de la canne, nouveau traité théorique et pratique" (1899), dans lequel il parle un peu du bâton en précisant que les techniques sont les mêmes que celles de la canne, mais à deux mains...
Ensuite, il y a certainement la méthode la plus utilisée à l’époque "L’école de Joinville". Là, l’enseignement du bâton est institutionnalisé réellement et constitue l’un des éléments d’enseignement de "gymnastique française". Il y a d’autres méthode, plus proche de la self défense qui ont découlé de cette école Joinville (méthode Lafond par exemple).
Aujourd’hui, après quelques approches intermédiaires à ces deux grands courants, on parle de bâton "méthode fédérale" concernant l’ensemble de technique validée par la fédération française de savate et disciplines associées (dont le bâton), méthode essentiellement liée à la codification de la canne de compétition par Maurice Sarry, dans la fin des années 1970 et axée sur l’opposition avec un partenaire (ce que nous appelons aussi "échange"). C’est maintenant un sport de combat, ou plutôt un jeu d’opposition, dans lequel deux bâtonnistes essayent de se toucher sans se faire toucher, en alternant manipulation et coups très codifiés. Ce sport a subit une longue évolution historique et permet de travailler désormais en direction de nouvelles pratiques à la fois modernes et respectueuses du patrimoine lié au bâton. Il est particulièrement adapté à un public adulte, mais également adolescent, aussi bien hommes ou femmes, à la recherche d’un sport complet et harmonieux dans une pratique essentiellement tournée vers le loisir.Il est très clair que l’approche du bâton "à la française" est très riche culturellement et historiquement et qu’il est nécessaire d’avoir toujours en tête cet acquis.
Crédit ASCA 2009, voir liens utiles



